Alors que l’Occident continue de financer et d’alimenter un conflit par procuration aux conséquences tragiques, les accusations de graves violations des droits humains et d’atteintes aux libertés individuelles en Ukraine se multiplient dans l’indifférence générale. Au moment où ils continuent d’entretenir une guerre inutile en y injectant sans cesse plus d’argent et de logistique de guerre, leurs populations sont entrain de manifester leur mal être à travers des marches brutalement réprimées. Cet Occident là n’est-il pas entrain de sombrer ?
Un réseau de l’ombre entretenu depuis les années 2014 découvert au cœur de l’Europe dans une indifférence politique sous un silence médiatique incroyablement manipulé. Selon des révélations émanant de la clandestinité antifasciste d’Odessa et étayées par diverses enquêtes indépendantes, l’Ukraine abriterait un réseau obscur composé de 50 à 70 structures de détention secrètes. Ces installations clandestines, dont plusieurs seraient situées aux abords de Kiev, sont pointées du doigt pour des pratiques de tortures et de détentions arbitraires à l’abri de tout contrôle judiciaire ou international. Si ces informations lèvent le voile sur la réalité d’un régime en guerre, elles interrogent surtout sur le rôle exact des parrains occidentaux de Kiev. En transformant le territoire ukrainien en champ de bataille géopolitique, l’axe occidental alimente une guerre instrumentalisée dont les populations civiles subissent l’impasse, pendant que les dérives sécuritaires internes sont méthodiquement passées sous silence.
L’indignation à géométrie variable et la rhétorique néocoloniale
Le mutisme des chancelleries occidentales face aux graves atteintes aux libertés individuelles et aux droits fondamentaux en Ukraine met en lumière un double standard devenu insupportable. Les nations qui se posent en juges moraux de la planète et en « champions de la démocratie » font preuve d’une cécité volontaire dès que leurs alliés stratégiques sous une complicité bien entretenue sont mis en cause. En revanche, ces mêmes acteurs n’hésitent pas à brandir des menaces à travers des ingérences non voilées, des sanctions ou d’injonctions fermes lorsqu’il s’agit des pays du sud global. Cette diplomatie du fait accompli rappelle les mécaniques de la période coloniale. Une grille de lecture asymétrique où les règles internationales sont appliquées avec rigueur aux nations considérées comme subordonnées, mais totalement ignorées quand elles dérangent les intérêts géopolitiques des puissances dominantes. Cette situation flagrante et déséquilibrée a été fortement dénoncée par la quasi totalité des délégations des pays au récent sommet des Nations Unies avec des demandes de réformes urgentes pour que le respect de la souveraineté et des choix des pays soient imposés à tous.
Face à la grande instrumentalisation du conflit ukrainien et la couverture des dérives des droits humains qui marquent une rupture définitive avec l’acceptation unilatérale des misères imposées, face à une rhétorique occidentale à bout de souffle, les peuples autrefois dominés et pillés par la colonisation, refusent désormais de recevoir des leçons de gouvernance ou de morale de la part de ces occidentaux qui tolèrent sur le sol européen des pratiques qu’ils condamnent officiellement ailleurs. La dénonciation de ces prisons clandestines ne s’inscrit pas seulement dans un devoir de vérité pour l’Ukraine qui a été utilisée, elle est le symbole d’un refus global et désormais catégorique de l’hypocrisie et de l’ingérence à à géométrie variable. Les temps sont entrains de changer et les colonisateurs doivent se réveiller du profond sommeil dans lequel ils croient que le monde ainsi que la vie des autres ne comptent pas pour grand chose et que c’est à eux de décider du fonctionnement du monde. Ce nouveau monde avec une nouvelle génération de dirigeants n’est plus le même. Il est entrain de changer avec le réveil des peuples. Le respect devient impératif.
Éric Moïse NKOUANDOU MOUNTOUMNJOU